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Hollywood : les titans de la nouvelle vague revisitée, entre ambition et désenchantement

Le Hollywood des années 1970, époque d'une créativité explosive, se révèledans un nouvel éclairage. Paul Fischer, dans son ouvrage The Last Kings of Hollywood : The Battle for the Soul of American Cinema, décortique l'ascension fulgurante de Spielberg, Lucas et Coppola, ces figures qui ont redéfini l'industrie cinématographique. Un regard neuf sur un moment charnière, où l'imagination débridée côtoyait les excès et les contradictions.

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Un héritage de contestation et de mutations

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L'ouvrage plonge au cœur d'une décennie marquée par l'émergence d'une nouvelle génération de réalisateurs, nourris par l'énergie de la Nouvelle Vague française, la contre-culture américaine et l'héritage d'un système studio en pleine mutation. Fischer explore les ambitions, les rivalités et les fragilités de ces hommes, dont l'impact sur le Cinéma reste indéniable. Loin d'une simple célébration, le livre met en lumière les fissures et les tensions qui ont jalonné cette période dorée.

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Steven Spielberg, avec Jaws, a inventé le film événement, propulsant le Cinéma au rang de phénomène de société. George Lucas, quant à lui, a révolutionné le genre de la science-fiction avec Star Wars, créant un univers mythique qui allait dominer le box-office pendant des décennies. Et Francis Ford Coppola, à travers Le Parrain et sa suite, a élevé le western à un niveau d'art rare, légitimant le concept des suites et des franchises.

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Mais derrière le succès, se cachent des tourments. Fischer révèle les angoisses profondes de ces hommes, leurs doutes, leurs obsessions. Coppola, notamment, a été hanté par l'échec de THX 1138, un film qui lui a valu les critiques acerbes des dirigeants de Warner Bros. Le désenchantement de Coppola face à la production de Heaven's Gate, un projet ambitieux qui a ruiné la United Artists et mis fin à l'ère des réalisateurs