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Remake de *kind hearts and coronets*: une pâle imitation du génie original

Le classique britannique de 1949, Kind Hearts and Coronets, est de retour. Mais cette nouvelle adaptation américaine parvient-elle à capturer la folie noire et la satire sociale du chef-d'œuvre d'Ealing Studios ?

Une ambition démesurée, un résultat décevant

Une ambition démesurée, un résultat décevant

L'idée de refaire Kind Hearts and Coronets – considéré par beaucoup comme le meilleur film de tous les temps sortant de l'Ealing Studios – était, à première vue, audacieuse. Le film original, avec son humour macabre et son exploration acerbe de la classe sociale, est un défi de taille. Le remake, réalisé par John Patton Ford, tente de transplanter l'histoire dans un contexte américain contemporain, mais le résultat est, au mieux, décevant.

L'original brillait par l'interprétation magistrale d'Alec Guinness dans un rôle à multiples facettes. Il incarnait à la fois Louis, un homme rongé par la vengeance, et tous les membres de la famille qu'il assassine, une performance d'une exécution presque grotesque. La nouvelle version, avec Glen Powell dans le rôle de Becket Redfellow, manque cruellement de cette intensité. Powell, bien que charismatique, ne parvient pas à transmettre la froide élégance et la rage contenue qui animaient Dennis Price dans le film original.

Les enjeux de l'histoire, centrés sur l'exclusion sociale et l'amertume liée à la classe, sont largement dilués dans la version américaine. L'humour noir, si présent dans l'original, est souvent remplacé par une approche plus directe et moins subtile. On se demande pourquoi ce remake a été entrepris, surtout quand il perd l'élément central de la conscience de classe qui faisait la force du film d'origine.

Margaret Qualley et Jessica Henwick remplacent avec talent Joan Greenwood et Valerie Hobson, mais les nouveaux victimes sont, hélas, des caricatures sans profondeur. L'adaptation reste fidèle au scénario original, mais sans l'éclat et la finesse qui caractérisaient l'œuvre de Robert Hamer. Le film de Ford est une pâle imitation, un exercice de style sans âme.

How to Make a Killing est sorti aux États-Unis et en Australie, et au Royaume-Uni le 13 mars. Un échec retentissant dans l'histoire du Cinéma, sans conteste.

La vérité ? Ce remake ne fait qu'écorcher une œuvre parfaite.