Le marché boursier allemand plonge face au conflit au moyen-orient
Le conflit au Moyen-Orient a infligé un jour sombre au marché boursier allemand, mettant à l'épreuve la résilience des investisseurs. Alertés par les prix en hausse de l'énergie et la crainte d'une nouvelle vague d'inflation, les actionnaires se sont précipités à vendre massivement, plongeant ainsi le Dax dans un abyssale.
La chute des titres est massive
À la clôture, l'indice principal de marchés allemands s'était effondré de 871,18 points, soit une perte de 3,53% pour arriver à 23.801,22 points. La situation était encore plus grave ailleurs, notamment en Corée du Sud où l'indice de référence avait connu son plus fort repli depuis plus de deux ans.
La panique s'était emparée des marchés asiatiques, avant de gagner Wall Street, où les cours avaient également chuté dans le courant de la journée. Les investisseurs étaient particulièrement sensibles à chaque nouvelle événement lié au conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran.

Beiersdorf et infineon au cœur de la tempête
Plusieurs poids lourds du Dax n'avaient pas échappé à la cataracte. Beiersdorf, propriétaire de la marque de soins de peau Nivea, avait vu sa valeur s'effondrer de 19,29%, non seulement en raison de la volatilité générale, mais également en raison de chiffres décevants et d'une perspective sombre pour l'année à venir. Infineon, un fabricant de composants électroniques, n'avait pas mieux fait, perdant 6,17% de sa valeur.
Ces pertes révèlent l'étendue de l'incertitude qui règne actuellement. Au centre de la préoccupation se trouve le marché de l'énergie, où les prix du pétrole ont grimpé en flèche, car les investisseurs craignent une nouvelle échauffourée dans la région de la mer d'Omans, un passage important pour l'importation de pétrole et de gaz.
Les prix du gaz ont également considérablement augmenté, ce qui pourrait entraîner une nouvelle vague d'inflation, selon les économistes. Ils avertissent que cela pourrait obliguer les banques centrales à maintenir des taux d'intérêt élevés plus longtemps, ce qui pèserait lourdement sur les entreprises et les investisseurs.