Tensions montées au moyen-orient : le relèvement des prix du pétrole et les craintes d'une guerre élargie
Les marchés financiers
sont en émoi. Alors que les craintes d'une crise d'approvisionnement mondiale s'intensifient, les prix du pétrole s'envolent. L'administration américaine vient d'accorder à ses acheteurs indiens un délai de 30 jours pour continuer à importer du pétrole russe, une décision qui ne calme pas les esprits.
Indiens, russie et états-unis : une manœuvre éphémère ?
Il y a à peine un mois, Donald Trump affirmait que l'Inde avait renoncé à l'achat de pétrole russe, une mesure qu'il prétendait essentielle pour « mettre fin à la guerre en Ukraine » en privant Moscou d'une source de financement majeure. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, tente de minimiser l'impact financier pour le Kremlin, tout en reconnaissant l'urgence de maintenir l'approvisionnement. Cette décision, bien que temporaire, illustre la complexité des enjeux géopolitiques actuels.
Parallèlement, la situation au Liban dégénère. L'armée israélienne a lancé des frappes contre des infrastructures du Hezbollah dans le quartier densément peuplé de Dahiye, à Beyrouth. Des évacuations massives ont été ordonnées, plongeant une partie de la population – 500 000 personnes – dans la panique et provoquant des embouteillages considérables. Malgré les appels répétés de dirigeants mondiaux, dont Emmanuel Macron, pour éviter une escalade vers le Liban, les frappes continuent.
Le bilan humain est déjà lourd : au moins 123 morts et 683 blessés selon le ministère libanais de la Santé. Cette intensification des combats fait suite à des accusations mutuelles entre l'Azerbaïdjan et l'Iran concernant des attaques de drones, accusations que Téhéran dément. La guerre s'étend désormais à 14 pays du Moyen-Orient et au-delà.
Dans un contexte de tensions exacerbées, le Congrès américain a rejeté une proposition démocrate visant à interrompre les hostilités avec l'Iran. Les républicains ont ainsi donné carte blanche à Donald Trump pour poursuivre le conflit, malgré les critiques concernant un manque d'objectifs clairs. Le ministre britannique de la Défense, John Healey, n'a pas exclu une participation de la Grande-Bretagne aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a sollicité une aide spécifique des États-Unis concernant les drones Shahed iraniens, invoquant l'expertise ukrainienne dans la lutte contre ce type d'attaques, une expertise acquise face à la Russie. Des spécialistes ukrainiens seraient déployés pour renforcer les défenses.
La première avion charter britannique, chargé de rapatrier des ressortissants, a atterri à Londres après un vol depuis Mascate, au Qatar. Un soulagement pour ceux qui ont échappé à la tempête. La situation demeure précaire. Les discussions sur une possible aide militaire à certains pays du Golfe pour renforcer leurs défenses sont en cours, selon le général en chef canadien Jennie Carignan.
L'escalade est rapide. Le Moyen-Orient est au bord du précipice. Le prix du pétrole, lui, ne fait que grimper.