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Attaque à briceño : un chef dissident des farc au cœur d'une polémique

Le calme d'une procession de la Semaine Sainte à Briceño, dans le département d'Antioquia, a été brutalement rompu par une explosion qui a blessé deux policiers et semé la panique parmi les fidèles. L'enquête pointe du doigt un chef dissident des Farc, alias Calarcá, et relance le débat sur la politique de « Paz Total» du gouvernement colombien.

Un chef dissident, bénéficiaire de la paix, accusé d'être l'instigateur

Selon les autorités, alias Calarcá, figure emblématique du Front 36 des dissidents des Farc, est considéré comme le cerveau de l'attentat. Malgré de multiples accusations de violence et de déplacements forcés dans la région, ce chef armé continue de bénéficier de mesures de protection et de certains avantages juridiques dans le cadre de la politique gouvernementale visant à négocier avec les groupes armés. Une situation qui suscite l'indignation et interroge sur l'efficacité de cette stratégie de paix.

Le général (retraité) Luis Eduardo Martínez, secrétaire de la sécurité d'Antioquia, a été clair : « Cette structure appartient toujours à Calarcá. Un assassin qui mène des actions à travers tout le département avec ses fronts, qui déplace, qui assassine, qui ordonne des assassinats, qui ordonne des attentats et qui continue de participer à des tables de dialogue avec le gouvernement national. »

Une explosion au milieu d

Une explosion au milieu d'une cérémonie religieuse

L'explosion s'est produite alors que la procession avançait sur la voie principale, au milieu de nombreux fidèles et de représentants de l'église. Les deux policiers blessés ont été rapidement évacués grâce à l'intervention de la Force Aérienne. L'intervention du prêtre local, qui a encouragé la communauté à poursuivre la procession, a permis d'éviter une catastrophe plus importante. L'enquête se concentre désormais sur l'identification de la personne ayant installé l'engin explosif.

La « paz total » remise en question

La « paz total » remise en question

Le cas de Calarcá met en lumière les contradictions de la politique de « Paz Total». Alors que le gouvernement tente d'ouvrir des canaux de dialogue avec les groupes armés, des figures comme Calarcá, accusées d'être à l'origine d'actes de violence, continuent de bénéficier d'une certaine impunité. Des voix s'élèvent pour dénoncer cette situation et réclamer une révision de cette politique, estimant qu'elle ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des populations civiles.

Le ministre de la Défense, Pedro Sánchez, a précisé que la participation de Calarcá aux négociations ne le dispensait pas de répondre de ses actes devant la justice, affirmant que la force publique est instruite pour le capturer en cas d'activité criminelle flagrante. La question qui se pose désormais est de savoir si le gouvernement colombien sera en mesure de concilier les ambitions de paix avec la nécessité de garantir la sécurité et l'état de droit.