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Crise à l'isa : carrillo cardozo évincé de la présidence, le processus de recrutement repart à zéro

Le Conseil d'État vient de confirmer la révocation de Jorge Andrés Carrillo Cardozo de sa nomination à la présidence d'Interconexión Eléctrica S.A. E.S.P. (ISA), une décision qui plonge l'entreprise dans une nouvelle phase d'incertitude. La justice administrative a invalidé sa désignation suite à une procédure jugée irrégulière, ouvrant la voie à un nouveau recrutement à partir des candidats évalués en 2024.

Une décision sans appel, un processus à repartir de zéro

La sentence, rendue publique le 12 mars 2026, rejette toute possibilité de recours, scellant ainsi la fin des ambitions de Carrillo Cardozo pour le poste. La direction de l'ISA devra désormais relancer l'intégralité du processus de sélection, en partant du groupe de candidats retenus lors des sessions du 23 et 24 janvier 2024. Une nouvelle étape pour l'entreprise, qui s'éloigne d'un choix contesté.

L'affaire avait été initiée par des requêtes déposées par Luis Eduardo Peláez Jaramillo et Julio César Yepes Restrepo, qui pointaient des irrégularités dans le déroulement de la procédure de désignation initiale. Le Conseil d'État a validé leur argumentation, confirmant ainsi la nullité de la nomination de Carrillo Cardozo.

Le rapport clé dans cette affaire ? Une évaluation négative de la part de la société de recrutement Korn Ferry. Selon cette dernière, Carrillo Cardozo ne correspondait pas au profil recherché pour diriger une infrastructure aussi complexe et financièrement exigeante qu'ISA. L'entreprise l'avait classé parmi les « candidats les moins qualifiés ».

Le Conseil d’État, via la magistrate Gloria María Gómez Montoya, a refusé d'accorder une clarification sur le sort du contrat de Carrillo Cardozo, estimant que le jugement était clair et qu'il ne relève pas de ses compétences de se prononcer sur les aspects contractuels. La décision finale concernant la rupture du contrat reviendra à la direction de l'ISA.

La justice administrative se limite en effet à contrôler la légalité du processus de sélection. Toute question relative à la validité, à la continuité ou à la rupture d'un contrat de travail relève du pouvoir discrétionnaire de l'employeur.

Cette décision marque une véritable déstabilisation pour l'ISA, qui avait déjà suspendu Carrillo Cardozo le 27 février 2026, avant même la décision du Conseil d’État. Une mesure préventive qui, à présent, s'avère justifiée.

Il est donc question de repartir de zéro, avec un nouveau processus de sélection qui devra impérativement respecter les protocoles établis en janvier 2024. Carrillo Cardozo, exclu du groupe des sept candidats ayant passé l'étape initiale, ne pourra faire partie de cette nouvelle phase.

Le Conseil d'État a clairement indiqué que l'ISA doit redémarrer le processus de recrutement à partir de l'étape des candidats ayant satisfait aux critères lors des sessions du 23 et 24 janvier 2024. Le protocole établi par le Comité de Talent Organisationnel de l'ISA est le seul guide applicable.

Cette affaire soulève des questions sur la transparence et l'impartialité des processus de recrutement dans les grandes entreprises publiques. Les requêtes de Luis Eduardo Peláez Jaramillo et Julio César Yepes Restrepo mettent en lumière des failles dans la procédure de sélection initiale.

La direction de l'ISA a désormais la lourde tâche de choisir un nouveau président parmi les candidats ayant été évalués en 2024. Un défi majeur pour l'entreprise, qui doit retrouver rapidement une stabilité directionnelle.

La sentence du Conseil d'État est définitive. Elle ne laisse aucune marge de manœuvre à Jorge Andrés Carrillo Cardozo. Son parcours à la tête de l'ISA s'arrête avant même d'avoir commencé.

Cette décision souligne l'importance d'une évaluation rigoureuse des candidats pour les postes de direction, en particulier dans les entreprises publiques où les enjeux financiers et stratégiques sont considérables. La sélection de la personne à la tête d'une infrastructure d'énergie aussi cruciale que l'ISA ne peut être prise à la légère. La future direction de l'ISA devra faire face à des défis importants, et le Conseil d'État a clairement rappelé que la légitimité de cette direction dépendra de la rigueur et de la transparence du processus de sélection.