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Le congrès : plus de 8 millions d'euros pour les déplacements de nos élus

Alors que l'inflation continue de peser sur les finances des ménages, le Congrès des Députés a révélé un budget conséquent consacré aux déplacements de ses membres, soulevant inévitablement des interrogations quant à la gestion des fonds publics. Plus de 8 millions d'euros ont été dépensés en 2025, une somme qui, bien que légèrement inférieure à l'année précédente, témoigne d'une activité parlementaire intense.

Un train de vie coûteux, justifié ?

Un train de vie coûteux, justifié ?

L'examen des détails financiers révèle une répartition significative : 4,67 millions d'euros pour les déplacements sur le territoire national et 3,58 millions d'euros pour les missions à l'étranger. Ces chiffres incluent non seulement les billets d'avion et de train, mais également les frais de gestion, les modifications de réservation et autres services annexes. La facture moyenne par député s'élève à 23 596 euros, un montant qui, mis en perspective avec le pouvoir d'achat moyen des citoyens, peut apparaître comme excessif.

Le coût des déplacements internationaux est particulièrement notable. Le Congrès a enregistré près de 200 voyages officiels en 2025, dont 180 à l'étranger. L'organisation de la présidence espagnole de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour le Méditerranée a engendré des dépenses importantes, notamment lors du Forum sur le Futur du Méditerranée à Grenade (953 382,44 euros) et de la Célébration de la 9ème Sommet des Présidents à Malaga (680 773,38 euros).

Un exemple frappant : le déplacement de la délégation espagnole à la session de printemps de l'OTAN à Dayton (États-Unis) a coûté 241 921,11 euros. Ces voyages, officiellement justifiés par la participation à des structures internationales comme l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et l'OTAN, suscitent néanmoins des débats sur la nécessité et l'efficacité de telles missions.

Les commissions parlementaires, elles aussi, ont contribué à l'envolée des dépenses. Le voyage de la commission des Affaires Étrangères en Chine (119 016,35 euros) pour commémorer le 50e anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques, ainsi que la participation des commissions de l'Égalité et de la Lutte contre les Violences de Genre à la session de l'ONU à New York (107 594,16 euros), illustrent les coûts associés aux engagements internationaux.

Face à ces chiffres, l'opposition politique s'est emparée du sujet. Le porte-parole de Vox, Iván Espinosa de los Monteros, a vu son expulsion du parti coïncider avec la convocation d'élections régionales en Andalousie, ajoutant une dimension politique à la controverse.

Bien plus qu'une simple question de chiffres, cette affaire révèle une tension entre la nécessité de représenter les intérêts de l'Espagne à l'étranger et la responsabilité de gérer les ressources publiques avec parcimonie. La transparence et la justification de ces dépenses deviennent, dans un contexte économique difficile, des enjeux majeurs de confiance citoyenne.