Mexique : un protocole médical scandaleux fait plus de 12 vies
Un scandale éclate au cœur du Mexique, impliquant une clinique homeopatique à Hermosillo et son médecin à la tête, Jesús Maximiano N. Huit décès, liés à l’administration de sérums vitaminés, ont déclenché une enquête implacable.
Des pièges cachés dans les sérums : une réaction sépétique déchaînée
Les investigations de la Cofepris révèlent une composition suspecte de ces sérums, promettant des « cellules mère » et des bienfaits énergétiques. L’institut Salvadore Zubirán, à Mexico, analyse actuellement les échantillons pour déterminer l’origine exacte de cette contamination. La thèse dominante pointe vers une réaction sévère, une septicémie provoquée par des bactéries présentes dans les préparations, vraisemblablement mal stérilisées.

Un centre de soins à double visage
La clinique, initialement présentée comme un lieu de détente et de bien-être – avec des promesses de « plus d’énergie » et des publicités sur les réseaux sociaux – offrait une panoplie de services : de la médecine biologique régénérative à l’acupuncture, en passant par l’ozonothérapie et la colonoscopie. Mais derrière cette façade luxueuse se cachait une réalité bien plus sombre : des injections intraveneuses administrées à domicile, compliquant grandement l'identification de la source de l'épidémie. L'établissement, baptisé Homotoxicológica, avait également fonctionné comme un centre d'analyse médicale, partageant même des espaces avec un pharmacobiochimiste.

Un fuiteur et un réseau de tromperie
Le Dr. Maximiano N., 65 ans, est toujours en fuite. Son cabinet à Hermosillo, aménagé depuis 2009, proposait une myriade de traitements, dont un diplôme pseudo-scientifique en syndrome métabolique, vanté conjointement par l'UNAM et l'UAM – une affirmation contestée par les deux universités. Cette fausse reconnaissance académique ne masque pas les pratiques douteuses de l'homme.
La vérité se révèle, une chiffre cruciale
La Fiscalía de Sonora poursuit son enquête, déterminant que la clinique avait également collecté des échantillons biologiques pour des analyses externes. La complexité des opérations, notamment les injections à domicile, rend la traçabilité de la contamination extrêmement difficile. Le nombre de victimes, fixé à huit, pourrait s’accroître. Ce dossier est bien plus qu’une affaire médicale ; c’est une dénonciation d’un système de soins en lambeaux, où les promesses de guérison se transforment en tragédies.