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Scandale au cœur de la justice pénal : l'ancien dirigeant de l'inpe, jorge cotos ochoa, sous le feu des critiques

Un passé trouble refait surface pour Jorge Cotos Ochoa, nouvellement désigné à la tête du Conseil National Penitencier de l'INPE. L'homme, dont la carrière s'étend sur trois décennies dans le système carcéral péruvien, est confronté à une série d'accusations remontant à 2008, impliquant des transferts de détenus illégaux et une plainte pour violence psychologique de la part de son épouse.

Une carrière entachée par des controverses

Une carrière entachée par des controverses

En 2008, alors qu'il dirigeait la direction régionale de Lima, Cotos Ochoa avait été provisoirement suspendu suite à la décision de l'INPE de le réquisitionner pour avoir autorisé le transfert de prisonniers condamnés pour vol aggravé et enlèvement, en utilisant des documents judiciaires falsifiés. Le Tribunal de Service Civil de la Autoridad Nacional del Servicio Civil (Servir) avait confirmé sa responsabilité administrative en 2014, aboutissant à une amende réduite après une contestation initiale.

L'affaire ne s'arrête pas là. En 2019, et à nouveau en janvier 2026, l'INPE avait alloué des fonds publics pour couvrir les frais de défense de Cotos Ochoa dans des affaires d'abus d'autorité. Une décision qui a suscité l'indignation, considérant qu'elle détournait des ressources publiques vers des litiges directement liés à ses fonctions.

Parallèlement, en 2016, son épouse avait déposé une plainte pour violence psychologique. Les détails de cette affaire restent flous. Mais ce n'est pas tout. Une restructuration profonde du système pénitentiaire est en cours. Le président de la Commission législative, José Jerí, avait annoncé fin janvier 2026 la création d'une nouvelle entité, la Superintendencia Nacional de Internamiento y Resocialización (Sunir), absorbant l'INPE, le Programme National de Centres Juveniles (Pronacej) et le Programme National pour la Prévention et la Réinsertion Sociale (Pronapres). La décision vise à corriger les failles de sécurité et de contrôle qui gangrènent les institutions.

La nomination de Cotos Ochoa, officialisée par la résolution suprême N.º 054-2026-JUS, est intervenue alors que cette restructuration est en cours. Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Luis Jiménez, a signé la résolution. La réforme, bien que présentée comme nécessaire, pourrait impacter des intérêts particuliers qui ont bénéficié du statu quo. La fusion des entités est en cours, mais les structures actuelles continuent de fonctionner.

Cotos Ochoa, diplômé en psychologie, a occupé divers postes au sein de l'INPE, incluant celui de secrétaire Général, conseiller de la présidence, et directeur de différents établissements pénitentiaires. Il a participé à l'élaboration du Code de l'exécution pénale et a mené des recherches sur la criminalité et la réinsertion.

La nouvelle nomination soulève des questions sur la transparence et la responsabilité au sein du système judiciaire péruvien. La réputation de Cotos Ochoa est indéniablement compromise, et sa capacité à mener à bien les réformes promises sera mise à l'épreuve.

La Sunir est censée apporter une nouvelle ère de gestion et de contrôle, mais la tâche s'annonce ardue compte tenu des précédents qui pèsent sur l'homme désigné à sa tête.

La décision de l'administration de continuer à financer sa défense, malgré les accusations passées, pose une question fondamentale : jusqu'où est-on prêt à aller pour préserver le statut quo?