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Uclés fustige le monument de franco à tenerife :

David Uclés, lauréat récent du Prix Nadal 2026, a dénoncé avec virulence la persistance du «Monument à Franco» à Santa Cruz de Tenerife, qualifiant sa présence de «totalement ridicule et injuste». Le romancier, en visite sur l'île pour le festival Tenerife Noir 2026, a exprimé son indignation sur Instagram, dénonçant un manque de mémoire démocratique.

Un appel à la mémoire et à la démolition

Un appel à la mémoire et à la démolition

«Il faut faire mémoire, et avec force», a-t-il déclaré, interrogeant les Tinerfais sur la justification de ce monument dédié à l'ancien dictateur. Uclés établit un parallèle saisissant avec d'autres lieux de mémoire en Espagne, comme la route Málaga-Almería marquée par la «Desbandá» ou l'emplacement de l'ancienne place de toros de Badajoz, soulignant l'incohérence de la situation à Tenerife.

Il a ajouté, avec une pointe d'ironie : «Cette hulotte sculpte la mémoire de l'île depuis soixante ans. Une belle commémoration pour la faire fondre, non ?» Sa critique s'inscrit dans un contexte de débat récurrent sur la mémoire historique en Espagne, où la question de la présence de symboles franquistes continue de diviser.

Uclés, dont le dernier roman a conquis le Prix Nadal, n'hésite pas à prendre position sur les enjeux politiques et sociaux. Sa déclaration, publiée quelques jours avant le 13 mars, date de sa participation au cycle de conférences «Mémoire, ville et littérature» organisé par le festival Tenerife Noir.

Le monument, conçu par Juan de Ávalos, est un élément central du paysage urbain de Santa Cruz. Sa présence est perçue par certains comme une provocation, un rappel constant d'une période sombre de l'histoire espagnole. Uclés, en s'exprimant avec autant d'énergie, réaffirme la nécessité de confronter le passé, même lorsqu'il est douloureux.

La réaction à ses propos a été mitigée, certains défendant le monument comme un symbole de l'histoire de l'île, tandis que d'autres saluent son appel à une mémoire plus juste et inclusive.

Uclés, connu pour son regard acéré et son style d'écriture percutant, ne laisse jamais indifférent. Son intervention à Tenerife est la dernière d'une série d'actions visant à raviver le débat sur la mémoire historique en Espagne.

Le geste d'Uclés est bien plus qu'une critique isolée ; c'est une réaffirmation de la nécessité de ne jamais oublier, et de continuer à se souvenir, même lorsque la mémoire officielle tente de l'effacer.

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