Crise des transports : le gouvernement face à la menace d'un effondrement
Buenos Aires est au bord du chaos. Les compagnies de transport en commun, exaspérées par le manque de subventions, envisagent un arrêt total du service, plongeant la capitale argentine dans une crise potentiellement majeure. L'annonce a fait l'effet d'une bombe, révélant la fragilité d'un système déjà mis à rude épreuve.

Des négociations tendues et des accusations croisées
Alors que les usagers peinent à trouver leur place dans des véhicules de plus en plus bondés, le gouvernement Milei tente désespérément de désamorcer la situation. Une réunion cruciale est prévue ce jeudi à la Secretaría de Transporte, mais les chances d'un accord semblent minces. Les représentants des compagnies, issus de la Cámara del Transporte de la Provincia de Buenos Aires (C.T.P.B.A.), de la Camara Empresarios Unidos del Transporte Urbano de la Provincia de Buenos Aires (C.E.U.T. U.P.B.A), de la Cámara Empresaria de Autotransporte de Pasajeros (C.E.A.P.) et de la Cámara Empresaria del Transporte Urbano de Buenos Aires (C.E.T.U.B.A.), réclament une augmentation significative des subventions, justifiant leurs demandes par l'explosion du prix du carburant.
La flambée du carburant : un facteur clé. Selon Adrián Noriega, porte-parole de CEAP, le prix du gasoil, essentiel pour alimenter les bus, a augmenté de près de 50% en un mois seulement.