Boca juniors : le chef de la barra 'la doce' expulsé d'argentine !
Santiago, Chili – Un revirement spectaculaire a secoué le monde du football argentin : Mauro Martín, figure emblématique de la barra brava 'La Doce' de Boca Juniors, a été expulsé du Chili et renvoyé à Buenos Aires, à quelques heures du match de Copa Libertadores contre l'Universidad Católica. Un coup dur pour les supporters argentins, mais une décision ferme des autorités chiliennes face à la violence récurrente dans les stades.
Un refus d'entrée au dernier moment
Martín, accompagné de plusieurs autres membres de 'La Doce', avait tenté de contourner les restrictions en prétendant ne pas être soumis au droit d'admission. Une stratégie qui s'est avérée vaine. À peine arrivé à l'aéroport de Santiago, il a été intercepté par les forces de l'ordre, qui l'ont informé qu'il était persona non grata en raison de ses antécédents judiciaires liés à la violence dans le football. L'appel à ses avocats n'a rien changé : les autorités chiliennes ont souligné que ces antécédents, même s'ils ont été purgés, suffisaient à justifier son expulsion.

Précaution ou coïncidence ?
L'incident n'est pas totalement inattendu. Plusieurs membres du cercle rapproché de 'La Doce' avaient renoncé à effectuer le voyage, anticipant les difficultés potentielles. Rafael Di Zeo, autre leader de la barra, n'a même pas pris l'avion, conscient que la liste des personnes interdites de stade, transmise par les autorités argentines, serait appliquée au Chili. Une décision pragmatique, compte tenu de la multiplication des restrictions dans tout le continent.
La situation est d'autant plus délicate que le Brésil et l'Équateur, prochains pays où Boca Juniors évoluera en Copa Libertadores, appliqueront également cette liste. Une véritable épée de Damoclès au-dessus des déplacements des supporters argentins, contraints de jongler avec les lois de chaque pays.

Un signal clair aux barras
L'expulsion de Martín intervient quelques jours seulement après que Rafael Di Zeo ait été contraint de signer une attestation de droit d'admission à l'aéroport de Cordoba, lors de son voyage pour affronter Talleres. Un épisode qui avait déjà mis en lumière la pression croissante exercée sur les leaders des barras par les autorités. Le cas de Leandro Paredes, chef de la barra brava de Racing, également bloqué à la frontière bolivienne, témoigne d'une politique de fermeté généralisée.
Malgré l'absence de ses dirigeants, la présence de la barra 'La Doce' sera assurée lors du match contre l'Universidad Católica, grâce à la mobilisation d'une deuxième ligne de supporters. Mais la question se pose : jusqu'à quand cette politique de restriction pourra-t-elle se maintenir sans compromettre l'ambiance et l'authenticité du football sud-américain ?
La balle est désormais dans le camp des autorités argentines : pourront-elles obtenir une levée de ces restrictions par voie judiciaire, ou les supporters de Boca Juniors devront-ils s'habituer à une Copa Libertadores plus austère ?