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Muriqi héroe de dernière minute : le real madrid trébuche à majorque

Son Moix a vibré ce dimanche soir, non pas grâce à un spectacle offensif flamboyant, mais grâce à une poésie du suspense et à la rage de survie du RCD Majorque. Alors que le Real Madrid semblait s'imposer dans une rencontre marquée par des occasions manquées et un regain de forme de Kylian Mbappé, Vedat Muriqi a surgi des profondeurs pour offrir la victoire à son équipe, plongeant le Bernabéu dans l'incrédulité et la frustration.

Une première mi-temps dominée par le real, plombée par román

Avant le coup de théâtre final, la rencontre avait affiché un visage contrasté. Le Real Madrid, conscient de l'importance de ce match pour sa course au titre, avait imposé son rythme face à un Majorque retranché dans ses propres 18 mètres. Mbappé, titularisé en pointe, multipliait les tentatives, mais se heurtait à un Leo Román exceptionnel. Le gardien majorquin s'est montré impérial, repoussant notamment deux frappes dangereuses du Français et une tentative d'Arda Güler, maintenant le score à 0-0 malgré la domination madrilène. Le Majorque, fidèle à son ADN, attendait patiemment son heure, se montrant dangereux sur les contres sporadiques.

La patience a été récompensée à la 41e minute. Une erreur fatidique de Camavinga, oubliant complètement Morlanes, a offert au milieu de terrain majorquin une opportunité en or. Un contrôle parfait de la poitrine, une frappe enroulée, et le stade explose. 1-0 pour Majorque, un but qui sonne comme un coup de tonnerre pour les visiteurs.

Le retour de militao et l

Le retour de militao et l'égalisation in extremis

La seconde période a vu un Real Madrid revigoré, déterminé à renverser la situation. Arbeloa, conscient de l'urgence, a procédé à un triple changement en début de seconde période, lançant Militao, Vinicius et Bellingham sur la pelouse. L'impact a été immédiat. Le retour de Militao, après cinq mois d'absence due à une blessure, a apporté une nouvelle dimension à la défense madrilène et une puissance offensive supplémentaire. Un corner parfaitement tiré par Trent Alexander-Arnold a trouvé la tête du défenseur brésilien, qui a catapulté le ballon au fond des filets. 1-1, le silence se fait dans les tribunes de Son Moix.

Mais la joie madrilène a été de courte durée. Trois minutes plus tard, une nouvelle erreur défensive a permis à Muriqi de se retrouver seul face à Lunin. D'une frappe imparable, le Kosovar a redonné l'avantage à son équipe. 2-1, et l'explosion de joie dans les gradins.

L'émotion palpable de 'El Pirata' : Muriqi, submergé par l'émotion, s'est effondré sur le gazon, les larmes aux yeux. Un moment de fragilité humaine qui témoigne du poids de la responsabilité et de la pression qu'il supporte. Il a confié, la voix brisée, avoir traversé des moments difficiles, notamment après avoir manqué un penalty décisif il y a quelques semaines. “C’est pour ça que je pleure”, a-t-il avoué, reconnaissant le soutien indéfectible de ses coéquipiers et des supporters.

Ce succès, obtenu à la dernière seconde, permet au Majorque de respirer et de se hisser hors de la zone de relégation. Le Real Madrid, malgré un match compétitif, doit se remettre en question et préparer au mieux son prochain rendez-vous européen. Le FC Barcelone, quant à lui, aura l'occasion de profiter de la faveur du destin et de prendre la tête de la Liga lors de son prochain match face à l'Atlético de Madrid.